nouveau tract et news
new-fa at fastrasbg.lautre.net
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Ven 6 Fév 10:31:38 CET 2004
Bonjour,
voici la lettre d'information du groupe "Juillet 1936" de la Fédération
Anarchiste.
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NEWS
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Le site internet du groupe est en panne, mais le mécanicien a les mains
sur le clavier... Si nous avons perdu de notre visibilité web, nous sommes toujours
présents dans la rue lors de nos tables de presse place Kléber (devant
la FNAC), tous les samedis après-midi à partir de 15h00. Nous continuons aussi nos permanences, le premier et troisième lundi du
mois à partir de 18h30 à la Maison des associations (1A place des
Orphelins). La prochaine est le 16 février.
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Nous organiserons avec la CNT 67 et les "Libéraleuses" (No Pasaran -
Strasbourg) des "Journées libertaires" à l'occasion du 1ier mai autour
du thème du travail. Projection, conférence, débats, théâtre, concert...
et bien sûr cortège rouge et noir lors de la manifestation du 1ier mai,
sont prévus du 26 avril au 2 mai.
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NOUVEAU TRACT
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**Ni dieu, ni maître !**
Dans notre société, Dieu (ou plutôt les différents dieux) et la religion
sont toujours présents. Les églises n’ont peut être plus le même pouvoir
qu’autrefois, mais elles sont loin d’avoir perdu tout rôle dans la
société. Au travers d’organisations humanitaires, du scoutisme, de
journaux… elles diffusent leurs messages. Leur emprise sur le territoire
est encore très forte, il y a au moins un lieu de culte par commune, des
centaines de milliers de personnes vont toujours écouter « la parole de
Dieu », des millions croient en Dieu.La lutte contre la religion, le cléricalisme est donc toujours aussi
nécessaire et autant d’actualité.
*Dieu ?*
Toutes les religions reposent sur la croyance en Dieu, idée sans
fondement. L’existence ou la non-existence de Dieu est une question qui
sort de la sphère du rationnel. Aucune preuve tangible n’appuie l’une ou
l’autre de ces thèses. Partant de là toute religion - en tant qu’ensemble
de croyance et de dogme définissant le rapport de l’homme à Dieu et au
sacré - n’est fondée sur rien. D’où la possibilité de faire dire à Dieu
tout et son contraire ; pour les uns manger du porc ou prendre le bus le
samedi est une faute, pour d’autres non.
*Dogmatisme*
Toute religion affirme mais ne prouve rien ; c’est la source de son
dogmatisme. Lorsque la science va à l’encontre des dogmes, les différentes
confessions la combattent. C’est ainsi que nombre de chrétiens défendent
la thèse selon laquelle l’Univers a été créé comme cela est écrit dans la
Bible, et refusentl’enseignement de la théorie de l’évolution. De même, dans certains états
des Etats-Unis, l’enseignement de la théorie créationniste a été rétabli.
*L’institution religieuse*
Ce qui est socialement le plus néfaste, ce n’est pas tant la croyance que
la religion qui en découle, avec son cortège de préceptes, d’obligations,
de règles... Dans la quasi-totalité des courants religieux, la promesse
d’une vie après la mort tient une place centrale. Et l’acceptation de la
souffrance « en ce bas-monde » pour accéder au paradis (christianisme), le
renoncement à tout (bouddhisme)… engendre une acceptation du monde tel
qu’il est, annihilant les volontés individuelles et collectives de
changement de la société et de notre environnement en général.Pourquoi chercher à changer la société pour mieux vivre si un paradis nous
attend ? Et surtout, si plus on souffre, plus on a de chance d’y accéder ?
Ce serait aller contre les épreuves qui nous viennent de Dieu.
*Eglises et pouvoir*
Parallèlement à cela, les différentes institutions religieuses ont la
fâcheuse tendance à se positionner dans le camp des puissants, dans le
camp du conservatisme, quand ce n’est pas celui de la réaction.On ne peut pas dire que la papauté ait pris clairement position contre le
régime nazi tant qu’il existait, ni que l’Eglise orthodoxe ait fait autre
chose que de s’accommoder du régime dictatorial en URSS. Et lorsque
pouvoir politique et institution religieuse sont confondus, c’est toujours
une dictature ; toutes les théocraties actuelles et passées en ont été, de
l’Arabie Saoudite actuelle au Tibet quand il était sous la coupe des
lamas.
*Embrigadement*
Pour que de tels agissements puissent exister et se perpétuer, toute
institution religieuse, à l’image des pires régimes, fait un effort
important d’embrigadement et ce, dès le plus jeune âge. L’enseignement
religieux envers un enfant entre nécessairement dans le cadre d’un
processus autoritaire : l’enfant croit ce que l’adulte lui dit, et ce
d’autant plus que la religion ne repose sur rien de rationnel. L’enfant
est incapable d’émettre un regard critique sur la religion, et c’est bien
pour cela que la philosophie, qui demande une grande capacité
d’abstraction, n’est enseignée qu’à des élèves majeurs ou près de l’être.
Et qu’y-t-il de plus abstrait que Dieu ?
*Religion et sexisme*
Autre élément rassembleur dans toutes les religions : le patriarcat
(domination masculine, sacralisation de la famille, homophobie, etc). Les
religions sont une construction psychologique et sociale ancienne pour ne
pas dire arriérée, ayant notamment pour fonction d’expliquer le monde (la
nature, l’univers, la société…). Le patriarcat est la norme de toute
société traditionnelle, les religions l’ont donc toutes intégré comme un
dogme, une volonté de Dieu de faire les hommes supérieurs aux femmes, en
leur attribuant des rôles spécifiques. Cette caractéristique se retrouve
aussi dans le personnel religieux où les hommes dominent très largement
quelle que soit la religion. Les différentes religions refusent aux femmes
la maîtrise de leur corps : dans l’encyclique papale de 1995 EvangeliumVitae « la contraception et l'avortement sont des maux ».
*Laïcité*
Maintenant qu’on ne se trompe pas sur notre position. Si nous refusons
qu’une religion cherche à imposer ses dogmes, nous ne pensons pas qu’il
faille empêcher les individus de croire ou de pratiquer leur religion :
nous n’avons pas pour projet de pendre tous les croyants. La croyance est
quelque chose de personnel ; elle doit donc rester dans la sphère privé et
pas au delà.En revanche, nous pensons qu’il est essentiel de lutter contre toute forme
de religion et plus largement contre les croyances (astrologie,
cartomancie, etc). L’individu doit être en mesure de comprendre le monde
et d’agir de façon rationnelle. Croire, c’est avant tout croire quelqu’un
d’autre (curé, imam, pasteur, lama, rabbin, astrologue, catéchiste…),
c’est se laisser dicter ses choix, c’est se donner un maître.
*NI DIEU, NI MAITRE !*
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[La situation en Alsace-Moselle]
En 1802, le pape et Bonaparte signaient un concordat régissant les
relations entre l’Eglise et l’Etat.En 1905, pendant que l’Alsace et la Moselle étaient territoires allemands,
la France a abrogé ces lois avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat.En 1918, au moment de la réintégration des trois départements, le
Concordat a été conservé. Ce dernier accorde un statut privilégié au
catholicisme, au protestantisme et au judaïsme.Dans la pratique, le concordat c’est notamment :
- la confusion des biens de l’Etat et des églises ;
- l’enseignement obligatoire (sauf demande de dispense) de la religion par
des représentants des trois clergés dans les écoles publiques, payés sur
fonds publics ;- le paiement des curés, rabbins et pasteurs avec l’argent public ;
- le blasphème est un délit…
Ce concordat n’a pas de raison d’être : l’école publique ne doit pas
servir à embrigader, mais à rendre libre.Pourquoi les non-croyants paieraient-ils les salaires des curés, rabbins
et pasteurs ?Si les croyants veulent que leurs religieux vivent des messages de
l’au-delà, qu’ils paient eux-mêmes !?
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